Tous mes vœux pour l’année 2017

Cher électeur du Front National, par la présente, je t’adresse tous mes vœux pour l’année 2017. A toi et à tes 6 millions de semblables d’ailleurs.

Nous sommes en février me dis-tu. Oui tu as raison, tout fout le camp. Mais c’est toi qui le dis. Logiquement, c’est l’année de ta Marine. Préparée, affûtée comme les crocs du doberman paternel, c’est la future présidente, tu n’en doutais pas. Le coup de l’Américain, c’était inimaginable. Mais ensemble tout devient possible but the dream came true (Trump). Vlad, Victor, Donald, Marine et quelques autres, ça te fait rêver. Tous ensemble aux manettes et les autres en taule ou au fond de la mer pour les moins chanceux. C’est la sélection naturelle.
Mais depuis novembre, le doute t’assaille. Sarkozy, Hollande, Valls même la Duflot, tous dehors. Votez FN, sortez les sortants. Mais là, comment fait-on ? C’était pourtant simple et efficace. Recette éprouvée depuis l’élection de Jean-Marie sur les listes Poujade en 1956, c’était l’argument refuge.
Tu as beau te persuader du succès à venir, tu ne peux pas ignorer les motifs d’inquiétude. Tu te promenais l’autre jour tranquillement quand tu es tombé sur ça :

Aïe, aïe aïe.

Tu n’as pas pu t’empêcher de faire l’association.

Certes, le mythe du colonel Le Pen à l’assaut d’une cachette FLN le couteau entre les dents, mu par l’espoir de coincer un bougnoule vivant et suffisamment en forme pour enchaîner la trilogie magique bastonnade, baignoire, gégène vous a peut être fait perdre quelques voix par le passé. S’il le fallait, tu te disais que la dédiabolisation était un mal nécessaire. Mais là, « apaisée », c’est de l’extrémisme. A ce rythme là, c’est le bisou avec Poutou à la fin du premier débat. Non, non, non. Même les valeurs sûres semblent atteintes par le fléau. Regarde.

Catastrophe. La valeur sûre est à gauche bien sûr, le Philippot en pareille posture, ça ne te surprend plus. C’est l’alibi mais ce n’est pas le FN celui-là. Au mieux ministre de la communication (sans la culture, disparue pour toujours), parce que c’est lui qui connaît le mieux les journalistes quand même.

Devant tant de mollesse, tu te dis que ta Marine a bien fait de faire une virée à New York pour recevoir le soutien du copain Donald.

Au plus près du héros, accueillie en grande pompe sur l’héliport de la Trump Tower.

Oups.

Ne reste que la foi en ta Marine.

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