L’édito d’Emeline #6 – Dans la bouche un cadavre

En juin dernier, je vous avais dit que l’Europe était dirigée par des gueux républicains lâches et hypocrites. Maintenant qu’on vous a mis du cadavre la tête pleine de sable dans votre soupe d’eau salée à peine séchée des vacances, ne venez pas me dire que ça ne vous pendait pas au nez. On n’écoute jamais les dames, qui plus est d’un âge raisonnable, riches et bonapartistes. Ajoutons un adjectif à cette bande de bergers puants que j’évoquais alors : menteurs. Ajoutons un adjectif à ce que vous êtes, vous le troupeau : benêts.

Je dois avouer qu’une des rares compétences des démocrates est de réussir à faire passer des vessies de moutons farcies pour des lanternes comestibles. Voilà des mois qu’on vous susurre qu’il est impossible d’accueillir plus de pauvres, à fortiori très bronzés, au cœur de l’Europe. Pour plein de raisons différentes, que vous trouvez tout à fait pertinente d’après les sondages.

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Migrants ou réfugiés?

D’abord, parce qu’ils sont très bronzés. Ils ne s’adapteraient pas. Allez expliquer aux descendants des Wisigoths qu’ils se sont plutôt mal acclimatés depuis vingt siècles. Ou aux Magyars qu’ils n’ont qu’à retourner sous la domination du Khanat khazar s’ils n’arrivent pas à s’intégrer en Europe faute de comprendre la chrétienté.

Ensuite, parce qu’il n’y a pas de place. J’adore l’incohérence du bon sens paysan qui caractérise ce Sénat que mon caporal s’était fait un plaisir de mettre au pas. Les mêmes qui se plaignent de la désertification des campagnes viennent pleurer d’un afflux de population. Et moi pendant ce temps, je manque cruellement de métayers sur mes terres. Encore une grande réussite de la République qui a donné le droit aux paysans de se plaindre de leur statut et de revendiquer autre chose que de la boue de bonne qualité.

Et mon argument préféré, parce qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses. Que c’est la crise. Ce genre de crainte est particulièrement réjouissante pour moi. Je n’avais pas remarqué que mon quartier était dans le manque, sinon d’esclaves de belle facture. Les détenteurs de pouvoir et les détenteurs de capital ont réussi à vous convaincre que tout était perdu, qu’il n’y avait rien à faire, et vous répétez simplement leur discours en bêlant, de peur de perdre votre ridicule amas de capital d’esclave salarié et ce que vous croyez être du pouvoir. Les bergers comme les troupeaux me dégoûtent. Ne vous étonnez pas que je vive loin de vous en me contentant de votre fromage.

Les anglais sont des cons ! Vive l’Empereur !

Emeline de la Tour, Marquise, rédactrice en chef-chef

Émeline De La Tour

Rédactrice en chef-chef.

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