Laisser les larmes couler et surtout se relever

Wolinski 001Nous sommes tous abasourdis par les événements d’aujourd’hui et par l’horreur de ce qui s’est passé. Il a déjà été rendu beaucoup d’hommages, mais nous tenons à réaliser le notre.

Nous n’avons ni l’âme, ni la vocation de journalistes. Nous ne sommes que des amateurs qui s’amusent à écrire, à commenter, à débattre… Cette envie d’écrire, elle est née de l’esprit de Charlie Hebdo et, aujourd’hui, plus qu’hier, elle demeure. Pour raconter notre amour de Charlie Hebdo. Et les mots ne suffiront certainement pas. Mais on va essayer.

Aujourd’hui, nous avons perdu quelqu’un. Un ami, un compagnon. Une personne avec plusieurs noms : celui de Bernard Maris, celui de Cabu, celui de Charb, celui d’Honoré, celui de Tignous, celui de Wolinski. Celui des inconnus qui sont morts avec eux.

Nos vies ont été jalonnées d’histoires de Charlie Hebdo. La rencontre d’un ami sur fond de « Charlie Hebdo, ça baisse », le croquis de l’un de nous fait par Joann Sfar lors du procès des caricatures, une amitié né d’un prêt à long terme de ce fameux numéro…

Ce site a été créé dans l’idée de poursuivre l’aventure du Cri du Fennec, journal étudiant né à l’université Lyon 2. On espérait racheter le Monde diplomatique et on rêvait de remplacer Charlie Hebdo un jour. On ne pensait pas que Charlie Hebdo s’écroulerait. On ne pensait pas que notre Charlie tomberait.

Aujourd’hui, on a tué l’espoir. L’espoir que ce monde qui devient de plus en plus nauséabond reste beau, l’espoir que notre société reste fraternelle, solidaire et libre. Libre de penser, libre d’écrire, libre de dessiner.

Non, rectifions. Ils ont essayé de tuer cet espoir.

Mais cet espoir va survivre, comme une ombre dans la foule ce soir.

Comme un lampion à la fenêtre.

Nous-sommes-Charlie

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