Steredenn, des boulettes par centaines !

Laissez-moi vous parler de ce petit jeu qui vous fera vous arracher quelques yeux, cheveux et chatouillera vos oreilles. Laissez-moi vous parler de Steredenn, petit jeu jouissif, petit shoot-them-up à l’ancienne.

Steredenn

Du retro à l’ancienne

Steredenn, c’est un peu la dose de stéroïdes qui vous manque en début de journée pour vous réveiller. Du précis et de l’intense, ce jeu va vous forcer à ouvrir vos yeux. Ce qui frappe dans Steredenn, c’est la maîtrise du style. Les développeurs (français… cocori… ta gueule) ont bien compris les mécaniques d’un shoot-them-up : précision, die and retry, scoring. Un parcours semé d’embûches, un boss, et c’est reparti pour un tour. Les astéroïdes sont parfois vos amis, ils vous cachent des ennemis qui tirent dessus ou s’écrasent sur eux … parfois ils vous collent un peu trop à la carlingue et vous causent quelques dommages.

Le jeu est précis (votre barre de vie sera une alliée précieuse), dur parfois. Il demande pas mal d’anticipation car votre vaisseau se traîne un peu, pas très pressé pour aller sauver la Terre quoi, cool mec.

Boulettes, boulettes...

Déroulé pour sauver la Terre

Premier niveau, plutôt simple, vous êtes directement plongé dans l’action. Des petits vaisseaux ennemis souhaitent faire votre connaissance en vous envoyant quelques boulettes, puis vient le tour d’un vaisseau plus imposant, un boss. Ses tirs sont découpés en trois séquences, au fur et à mesure qu’il bouffera quelques-unes de vos boulettes. Explosion. Et vous aurez le choix du bonus à intégrer à votre engin, à la fin de chaque séquence. Plus de résistance, plus de puissance de feu, meilleur scoring !

Et rebelote, encore des gentils ennemis qui veulent faire votre connaissance avec leurs boulettes. Bon là, vous aurez en plus quelques fourbes se cachant derrière un astéroïde, d’autres envoyant des rayons laser… parfois c’est l’écran complet qui sera contre vous avec des lasers venant d’on ne sait où, des astéroïdes en feu… un boss, toujours un peu plus gros et fourbe et c’est reparti !

Au cours de votre périple un vaisseau ami (que vous détruirez sans vergogne) lâchera une arme supplémentaire. Vous pourrez par la suite changer d’arme en cours de jeu afin de varier les approches (corps à corps, placement d’un bot dans un coin de l’écran pour distiller ses boulettes, sabre laser…). Une arme que vous allez bien maîtriser et à vous la gloire de passer le niveau supérieur ! Il y a beaucoup, beaucoup de possibilités. Si vous êtes un habitué du shoot-them-up, vous vous attendez sûrement à ce que votre vaisseau accumule des super bombes pour tout péter à l’écran, le temps de se remettre d’un moment difficile… Mais Steredenn ne vous donne pas cet outil, parfois ça vous manquera. Steredenn vous obligera à rester prudent, à slalomer entre les obstacles et boulettes ennemies à gagner en précision. Le maître-mot de ce jeu est la précision. Du skill, du skill, du skill !

Lasers et boulettes

Allez à Toire ! Allez à Toire !

Steredenn c’est du « rogue-like shoot-them-up ». C’est quoi du rogue-like shoot-them-up ? En gros, vous avez un jeu dont les ennemis, les power-up, apparaissent de manière alé-a-toire. Chaque partie est différente. Votre vaisseau peut évoluer pendant la partie au fur et à mesure de votre progression. Chaque partie est donc différente, le challenge pour sauver la Terre se renouvelle sans cesse. Le trailer en bas vous en donne une belle idée.

Toire n’est pas une jolie bourgade du centre de la France, ses 500 non-habitants ne se réunissent pas chaque dimanche devant leur église du XIIe siècle et son marché n’est pas réputé pour ses betteraves succulentes (oui je voulais faire la blague, mais en fait, ça n’existe pas comme commune). Après vous pouvez toujours trouver le mot « toire » (トイレ), qui, en japonais est l’abréviation des toilettes japonaises, mais c’est un peu éloigné de notre sujet…

Du style et du son !

Si vous n’appréciez pas le style 8/16 bits, passez votre chemin, de même si vous n’appréciez pas un gameplay précis et parfois un peu frustrant (à l’ancienne). Le design des vaisseaux est précis (une petite lumière vous indiquera sur certains l’imminence de leur « boulette spéciale »). Les animations sont léchées et pleines de petits détails, mais vous n’aurez pas beaucoup l’occasion de les admirer, sauf pendant que votre carcasse de vaisseau s’abîmera dans le vide de l’espace intersidéral touchée par un astéroïde qui voulait livrer quelques dynamites explosives…

Et la musique… raah ! Zander Noriega a réalisé un travail très intéressant. Ce mélange hard-métal-électro rythme très bien l’action, et vous fait passer pour le héros sauveur de l’humanité que vous êtes… que nous sommes tous… ou pas, enfin ça dépend des boulettes que vous vous êtes prises dans l’aile arrière droite de votre vaisseau…

Ce mélange métal / shoot-them-up nous rappelle de bons souvenirs. Si vous ne connaissez pas Lord of Thunder (sur PC-Engine CD et Mega-CD), courrez regarder quelques vidéos ou procurez-vous cette merveille, l’émulation fait aujourd’hui des miracles sur ces perles du passé (1993). Je vous laisse sur cette intro de Lords of Thunder d’ailleurs, toujours aussi efficace pour poser une ambiance.

Steredenn
Développé par Pixelnest Studios
Sorti en 2015
Genre : Boulettes et crustacés
Prix : 12,99€
Plate-forme : PC (Windows, Linux), Mac, PS4, Xbox One

 

Laisser un commentaire