[Pichenettes Ciné-club] Sélection Georges Méliès (1896-1912)

Projection du mercredi 28 juin en partenariat avec le Périscope (13 rue Delandine, 69002 Lyon)

Synopsis : Une sélection de films de l’oeuvre de Georges Méliès

Fiche technique :
Réalisation : Georges Méliès
Pays : France

Découvrir Méliès c’est découvrir les premiers pas du cinéma. Assistant à une projection des Frères Lumière, Georges Méliès découvre un procédé fantastique et le pousse à essayer puis à créer les premiers films.

Ainsi, Une partie de cartes (1896), le premier film de Méliès, est un court très proche du travail des Frères Lumière. Une scène de la vie quotidienne, qui ressemble plus à un essai qu’à un film.

Vient ensuite Un homme de têtes par exemple (1898) où Méliès met en film son travail d’illusionniste.

Puis, l’inévitable Voyage dans la lune (1902), premier film de science-fiction, et premier film (ou presque) de cette longueur, inspiré de Verne et Wells. On retrouve la volonté de divertir de Méliès : les scientifiques sont des sorciers aux chapeaux pointus, les Sélénites, les habitants de la lune, sont des danseuses des Folies Bergères combattues à coup de parapluies, tout comme les femmes qui accompagnent les scientifiques dans le canon, ce qui ajoute du burlesque à l’histoire. Que ce soit les dessins qui servent de décors, les effets d’illusions ou encore la surimpression, ou même l’utilisation des ellipses scénaristiques, Voyage dans la lune est un chef d’œuvre qui émerveille toujours autant.

Le burlesque est toujours présent, plus ou moins, dans chaque film de Méliès. En est l’exemple, Les affiches en goguette (1906), qui annonce les prémices des sketchs de Charlie Chaplin ou encore de Laurel et Hardy. Ici, les « flics », comme dans le slogan « Mort aux flics » écrit sur une affiche, sont maltraités et les personnages des affiches s’échappent

Parmi les innovations de Méliès durant les premières années du cinéma, il y a la mise en couleur des films, par un coloriage à la main image par image. C’est le cas pour Le Chaudron Infernal (1903) ou Les 400 farces du diable (1906). Ces deux films font la part belle aux illusions de Méliès, et toujours au fantastique, à l’imaginaire. On notera dans Les 400 farces du diable des chevaux squelettes, qui font penser aux Sombrals de Harry Potter.

Différentes techniques ont été, sinon inventées, au moins adaptées au cinéma. C’est le cas de la surimpression, comme dans L’île de Calypso (1905), mise en image d’un épisode de l’Odyssée d’Ulysse, qui permet de changer la taille des personnages.

Et pour finir, comment ne pas diffuser A la conquête du pôle (1912), un des derniers films de Méliès, un moyen métrage avec ses 30 minutes. C’est l’aboutissement du travail de Méliès. On y retrouve tous les éléments de réalisation, la surimpression, le fondu, mais aussi tous les éléments scénaristiques déjà évoqués dans l’œuvre de Méliès. Mais il faut ajouter le côté actualité du film, la conquête du Pôle Nord étant le sujet des scientifiques du moment, mais aussi l’apparition des Suffragettes tout le long du film.

 

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