[les lundis ciné] L’adieu aux armes / A Farewell to Arms de Frank Borzage (1932)

Projection du lundi 21 septembre 2015 en partenariat avec le Korova Bar.

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Synopsis : Le lieutenant Henry, Américain engagé auprès de l’armée italienne contre l’Autriche comme ambulancier, tombe amoureux d’une infirmière, qui ne lui dit pas qu’elle est enceinte et va donc être renvoyée de son service. Son ami et supérieur italien l’empêche de recevoir le courrier de sa bien-aimée, dont il n’a plus de nouvelles, ce qui le pousse à déserter pour la retrouver. Mais elle s’est réfugiée en Suisse, où la misère et l’isolement viennent à bout de ses forces.

Fiche Technique

Réalisation : Frank Borzage

Pays d’origine : États-Unis

Durée : 89 minutes

Acteurs/Actrices : Helen Hayes, Gary Cooper

Récompenses : Oscar de la meilleure photographie pour Charles Lang, Oscar du meilleur son pour Franklin B. Hansen.

L’adieu aux armes est une adaptation du roman éponyme de Ernest Hemingway. La première adaptation de ce roman, moins célèbre que la suivante, mais aussi la première adaptation de cet écrivain. La première d’une longue liste. Si Hemingway se sert de l’histoire d’amour pour décrire l’horreur, la cruauté et l’absurdité de la guerre, Frank Borzage met l’accent sur l’histoire d’amour. Une histoire d’amour comme on aime la  voir sur grand écran, avec tout ce que cela peut apporter de joie, de drame, de larmes.

A l’exception d’une scène. La scène de la retraite italienne. Dans le roman, elle est devenue un classique. Dans l’adaptation de Frank Borzage, elle est un petit bijou de surréalisme. Le décor, classique dans le film, change pour devenir une peinture de Dali ou de Magritte. Un soldat blessé en position du Christ, une croix coiffée d’un casque de soldat, un cimetière de croix sur une colline dans la pénombre. Cet enchaînement d’images a la force de vous plaquer dans votre siège et vaut tous les discours pacifistes du monde.

On reste également admiratif de la lumière de ce film. Que ce soit dans l’utilisation du « halo de lumière », notamment dans la scène finale, ou bien l’utilisation quasi permanente des contrastes, toutes les émotions passent par cette lumière.

Reste le couple, Helen Hayes et Gary Cooper. Un Gary Cooper très jeune, même si sa filmographie est déjà très impressionnante en 1932. Et une Helen Hayes, actrice peu connue mais au physique suffisamment intriguant pour en garder le souvenir.

Pour aller plus loin : Lien IMDB

 

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