Sport et musique

[Dimanche en chansons #23]  Aujourd’hui, c’est jour de Derby, entre l’Olympique Lyonnais et l’équipe d’en face qui joue en vert. L’occasion pour ce dimanche en chansons de vous proposer une petite playlist qui parle du sport dans la musique, du ballon rond, mais pas que.

 

 

Commençons avec la superbe ballade de Belle and Sebastian, Stars of track and field, si belle et toute en suggestion érotique. On se dirige ensuite vers le tennis de table, et l’incroyable Ping pong d’Antipop Consortium, où le rythme est imposé par la petite balle blanche. Le foot est bien entendu bien représenté, notamment par la chanson française. Miossec ouvre le bal, avec son Evoluer en troisième division qui raconte la loose de l’arrière droit, l’éternel poste du bourrin choisi en dernier dans la cour de l’école. J’enchaine avec le morceau Santa Maradona de la Mano Negra, à moitié moqueur, à moitié à la gloire de ce sport qui rend fou, et un peu con parfois.

Mais les deux plus belles chansons françaises sur le football arrivent maintenant. Commençons d’abord par Passement de jambes de Doc Gynéco. La suite de sa carrière et ses différentes prises de parole ne rendent pas hommage à la qualité de ce premier disque et à cette chanson qui est clairement la meilleure de l’album. Et ça me fait mal au cœur de le reconnaître, surtout aujourd’hui, mais Johnny Rep du, par ailleurs, très énervant Mickey 3D, morceau à la gloire de l’attaquant néerlandais qui donne l’impression d’être dans les tribunes à l’admirer.

L’Angleterre a inventé le rock et le football, mais n’a finalement pas beaucoup de grandes chansons parlant de ce sport. Citons quand même le rocailleux Theme from Sparta FC de The Fall, qui sent bon le kick and rush et Fearless, des Pink Floyd qui se termine par le superbe chant des supporters de Liverpool, You’ll Never Walk Alone.

Un petit tour aux USA, pour parler de boxe avec Simon and Garfunkel, qui compare dans The Boxer le démarrage de la carrière d’un musicien avec un boxeur qui refuse d’abandonner malgré les coups. On reste en Amérique, avec He Got Game de Public Enemy, chanson titre du film éponyme (et oubliable) de Spike Lee. Avec un superbe sample de For What It’s Worth de Buffalo Springfield, le groupe de Long Island a probablement écrit la plus belle chanson sur le sport américain.

Retour en Angleterre, avec Foals qui introduit son premier album avec une chanson qui s’inspire d’un tournoi du grand chelem. Mais scandale, ils ne parlent pas de Wimbledon mais bien de Roland-Garros, The French Open. Cette chanson ouvre le superbe premier album du groupe et reste une de mes préférées de la bande. Et Dionysos n’écrit pas sur Henri Lecomte, mais sur John McEnroe avec l’électrique McEnroe’s Poetry.

Il nous reste le cyclisme, pour ne pas oublier l’album Tour de France de Kraftwerk, sorti en 2003 pour le centenaire de la grande boucle avec ses nappes synthétiques et sa voix métallique qui égrène les grandes  étapes du tour de France.

On finit cette promenade sportive par un retour à l’athlétisme, mais avec les Ludwig von 88 qui moquent les choix pour le moins discutables du CIO qui ne semblent pas vraiment se préoccuper de démocratie… Si tu vas à Séoul, n’oublie pas ton gilet pare-balle et bien entendu, Sprint !

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