Dimanche en chansons #19

Le dimanche, Radiohead ressort un album. Alors moi, le dimanche d’après, je ressors un dimanche en chansons.

 

Radiohead – Daydreaming

Disons le tout de suite, je n’ai pas du tout été emballé par A Moon Shapped Pool. Je ne l’ai pas détesté non plus. Je l’ai juste trouvé sans âme, sans énergie et surtout sans tube. Un bon album a besoin de bons morceaux. Une seule chanson sort un peu du lot, bien aidée par son clip réalisé par Paul Thomas Anderson : Daydreaming, qui est un joli morceau lancinant faisant espérer qu’il reste une petite âme dans ce groupe. Mais il y a quand même ces miaulements insupportables de Tom Yorke.

 

LUH – I&I

Il y a cinq ans, une bande de gamins produisait ce que je considère toujours comme le meilleur album de la décennie sous le nom de WU LYF. Après un concert dantesque à l’épicerie moderne qui mettait un terme à leur tournée, j’ai espéré vainement un nouvel opus. Mais les Mancuniens avaient dépensé toute leur énergie dans ce disque et je commençais à désespérer d’entendre à nouveau la voix écorchée d’Ellery Roberts. Finalement, il revient avec ce nouveau projet en compagnie de sa fiancée, Ebony Hoorn. Plus pop, plus électro, mais toujours intense. I&I ouvre l’album, et nous conduit dans le nouvel univers de l’artiste, qui parle désormais d’amour plutôt que d’amitié. Mais avec toujours une énergie qui donne envie de faire la révolution.

Anna Meredith – R-type

C’est dur de parler de la musique d’Anna Meredith. Parce qu’elle est à la fois pop et complexe, électro et rock, progressive et efficace. Parce que tous ces petits bouts mis ensemble forment un ensemble cohérent, réfléchi, travaillé, élaboré et surtout intense. En écoutant, on pense à Battles et au math rock, au Velvet Underground et à la pop du début des années 80. Le plus dingue, c’est que malgré tout ça, on écoute l’album d’une traite, sans rupture. Avec juste le sentiment d’entendre, enfin, vraiment du nouveau. Cet album s’annonce comme l’un des albums de l’année. Je vous fait écouter R-type, qui clôt la première face du vinyle admirablement, mais je ne peux que vous encourager à aller écouter tout l’album, tellement il est dense et varié.

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