Dimanche en chansons #18

Le dimanche, c’est la misère, y’a rien à faire. Mais si, il y a Pichenettes qui te fournit la bande-son qui te sortira de ton ennui.

 

FIDLAR – 40oz. On Repeat

Fidlar, c’est des adolescents californiens qui font du skate punk, débile et garage à souhait. Mais qui le font bien. Très bien même. Leur premier album, intelligemment appelé FIDLAR est sorti en 2013 et commençait par un morceau qui parlait de bière pas chère. Ils reviennent aujourd’hui avec un single efficace mais surtout un clip génial, caricaturant une quinzaine de clips célèbres. Je vous laisse en profiter ici.

 

METZ – The Swimmer

On reste chez les bourrins et on passe même à la vitesse supérieure. Les gars de ce groupe n’ont rien à voir avec la Lorraine, à part une histoire de concert au début de la carrière du groupe. Non, ces gars-là sont de Toronto et font du punk particulièrement bruyant. Le premier album a été une des plus jolies claques de l’année 2012, le second vient de sortir. Moins emballant mais cependant efficace, il est accompagné de cet excellent clip.

 

Les Innocents – Les Philharmonies Martiennes

Les Innocents, c’est le groupe que tu adores, mais sans trop savoir pourquoi. Et comme ils ont un petit côté gnangnan, tu as même un peu honte. Le temps passe, le groupe disparait et puis, 15 ans après, ils se reforment et tu retrouves le même plaisir à les entendre. Et tu prends même conscience que c’est quand même vachement bien. Harmonie, mélodie, poésie, arrangement, tout est fin et délicat chez eux. Et que ce plaisir n’a rien de coupable.

 

BONUS – RockàLyon

Il y a quelques temps, j’ai découvert que ma bonne ville de Lyon était à la pointe de la scène rock dans les années 70 et 80, particulièrement sur l’époque 77-83, et avait produit un nombre remarquable de groupes, d’albums et de chansons de qualité. Aussi, régulièrement, je vais essayer de vous faire profiter de mes découvertes.

 

Marie et Les Garçons – Re bop

C’est l’histoire d’un groupe créé pour rigoler et se moquer des copains qui vont jouer à la fête du lycée. Le lycée, c’est Saint Exupéry à la Croix-Rousse, les copains, c’est Kent et les futurs Starshooter, le tout au milieu des années 70.

Un groupe de mecs qui doit remplacer son batteur et qui prend sa frangine pour le remplacer, Marie Girard. Le groupe se baptise donc Marie et les garçons (rien à voir avec la sitcom hein). Après un début punk intéressant et réussi, ils partent à New York. En effet, remarqué par John Cale, ils vont enregistrer un 45 tours absolument génial avec l’ancien du Velvet Underground à la production et au piano. Ils vont même jouer au CBGB, en première partie de X-Ray Specs. Puis faire la première partie des Talking Heads ou de Patti Smith.

Pourtant, ils vont prendre un virage étrange, qui les amènera à se faire copieusement arroser de canettes lors de l’incroyable festival du 29 aout 1978 au théâtre romain de Fourvière (au programme, Starshooter, Téléphone, Bijou ou Au bonheur des dames qui finissent la soirée à 6h du matin !) et finalement à mettre Marie dehors. Les Garçons font désormais de la disco et vont peu à peu disparaître malgré quelques reformations épisodiques.

Marie est décédée en 1996, d’une rupture d’anévrisme. Le guitariste, Erik Fitoussi, tient la magnifique librairie Passages, rue de Brest. Enfin, Patrick Vidal, second guitariste et chanteur continue l’aventure sous le nom Garçons Mutant Disco Project.

 

Sources :

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